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Visite exclusive AAMA au musée de l’aviation à Albert et de l’usine Bétrancourt

Le mardi 27 septembre 2022 nous étions 25 membres de l’AAMA présents à Albert (Somme) pour une visite organisée de façon remarquable comme toujours, par notre vice-président Jean-François Louis.

Parmi ces membres, signalons la présence du célèbre chroniqueur aéronautique Michel Polacco.

Visite exceptionnelle sur deux sites distincts, mais très liés au nom des Bétrancourt.

Le premier, l’usine Bétrancourt, spécialisée en usinage de pièces pour avions civils ou militaires, ainsi que pour des entreprises liées à la défense.

Le second le musée d’aviation face à l’usine, plus exactement le Parc de Découverte Aéronautique. L’épopée de l’industrie et de l’aéronautique, fondé par Marc Bétrancourt.

 

Nous serons très cordialement accueillis par Monsieur Marc Bétrancourt, et allons pour débuter visiter l’entreprise qui porte le nom de sa famille et qu’il a lui-même dirigée pendant de longues années. 

 

Notez que l’ouverture de cette usine à un groupe de passionnés est une première.

Marc Bétrancourt au poste de la Caravelle

Cette entreprise fut fondée en 1946 par son père Henri Bétrancourt, salarié chez Potez, et a commencé son activité en fabricant entre 1946 et 1948 des jouets métalliques, comprenant entre autres des trottinettes.

Il faut relever qu’Henri Bétrancourt mena de front pendant près de dix ans une double vie de salarié et de créateur d’entreprise, les croquis des pièces qu’il fabriquait étant effectués le dimanche !

De 1948 au début des années 1980, l’usine se spécialisa dans la fabrication de vérins hydrauliques. Elle diversifia ensuite ses activités et œuvra de plus en plus dans le domaine aéronautique, qui représentera jusqu’à 80 % de sa production, avec la fabrication de pièces métalliques diverses.

Récemment, la crise du COVID étant passée par là, l’entreprise se verra comme tant d’autres en grande difficulté.

Luc Bétrancourt, fils de Marc, qui est désormais aux commandes de l’entreprise, qui compte environ 45 salariés, est parvenu à conquérir de nouveaux clients et elle repart depuis du bon pied, mais sa production aéronautique ne représente plus à présent que 50 % de son activité

Ce sera d’ailleurs Luc Bétrancourt, qui sera notre guide dans l’entreprise.

Nous allons passer un très long moment dans le gigantesque atelier de 8 000m² pourvu de nombreuses machines-outils. Luc Bétrancourt nous fournissant beaucoup de précisions, et répondant à nos nombreuses questions. Pour des raisons évidentes de confidentialité la prise de photos était interdite, ce qui est compréhensible.

L’usine fabrique des pièces en aluminium ou en acier pour divers avions, notamment des Airbus A320 et A400M. Circuleront dans nos mains plusieurs pièces dont une petite éclisse en aluminium, aux angles très acérés.

Particularité notable : l’usine elle-même ne sait pas dans quelles parties des avions seront utilisées ces pièces et quelles seront leurs fonctions, confidentialité oblige !

La fabrication est entièrement robotisée, obéissant à de stricts programmes informatiques. Réseau informatique interne à l’entreprise et non relié à Internet, afin d’éviter les risques de cyberattaques…

Certains de ces gigantesques robots aux bras articulés valent une fortune, l’un d’eux ayant été acheté pour la somme de 2,8 millions d’euros. Une machine pourvue de vitres nous permettra de voir l’incroyable complexité d’un de ces robots, et la rapidité avec laquelle des pièces sont produites.

Problème pour l’usine Bétrancourt : de nombreuses pièces qui étaient prévues pour équiper les A380, ne trouvent pas preneur, la production de ces avions étant arrêtée, et demeurent pour l’heure en stock.

Pour se diversifier, l’usine fabrique et assemble des métiers à tisser, qui se verront ensuite exportés vers l’Inde et le Pakistan notamment.

Productions pour la marine également, avec par exemple la fabrication de certaines parties de rampes métalliques destinées à des barges de débarquement.  

Nous verrons également des tubes métalliques utilisés sur les lanceurs de missiles, afin de diriger dans une direction précise le jet produit par les propulseurs.

La fabrication de ces pièces entraîne de nombreuses pertes, des tonnes de copeaux ! Ces copeaux sont ensuite broyés, compactés en petits blocs et revendus, ce qui constitue un revenu complémentaire non négligeable pour l’entreprise.

Nous terminerons par la salle de contrôle, dans laquelle sont vérifiés, testés, tous les éléments produits, avant expédition chez les clients. Des machines peuvent procéder à des contrôles au centième de millimètre, atteignant pour certaines pièces quelques microns !

 

Après cette visite fort instructive, nous gagnons le centre de la charmante petite ville d’Albert.

 

Sur la place, où trône la superbe basilique, nous nous répartirons entre deux restaurants pour un déjeuner fort agréable et convivial au cours duquel les discussions vont bon train.

Après quoi, à pied, nous gagnerons la gare toute proche. Dans le hall de celle-ci, particularité unique en France, est suspendu au plafond depuis 1991 un authentique Potez 36 remarquablement restauré.

Rappelons qu’en 1924, l’industrie aéronautique s’installa à Méaulte, petite ville voisine d’Albert, sous l’impulsion de l’avionneur Henri Potez qui y naquit en 1891 et dont il fut maire de 1947 à 1959.

Il fut surtout pour nous, président de l’AAMA de 1958 à 1981.

À l’époque c’est l’usine aéronautique la plus moderne au monde. Elle employa jusqu’à 3200 personnes.

Après une séance photo, où le Potez 36 sera mitraillé sous tous les angles et une page d’histoire racontée par Alain Rolland, nous repartirons en voiture pour regagner le site Bétrancourt.

L’après-midi sera consacré à la visite du Parc de Découverte Aéronautique. L’épopée de l’industrie et de l’aéronautique, situé en face de l’usine. Il s’étend sur un parc de deux hectares dans lequel on peut découvrir une collection d’avions particulièrement éclectique forte d’une cinquantaine d’engins volants et de nombreux objets et documents qui retracent l’aventure aéronautique.

Il a été fondé en 1997 par l’Association de l’Epopée Industrielle et Aéronautique d’Albert et comprend des collections réunies par Marc Bétrancourt.

C’est avec lui que nous allons avoir la chance d’en effectuer la visite, le musée étant spécialement ouvert pour l’AAMA aujourd’hui.

Présentation fort originale que celle du bâtiment face à l’entrée principale : en dépasse la partie avant d’un fuselage de Mercure, avec le dessin sur la façade de la bâtisse des ailes et des réacteurs.

Il s’agit de l’avion n°7, F-BTTG, qui vola à compter de 1975 aux couleurs d’Air Inter, donné après son retrait en 1995 à un lycée technique puis démantelé en 2003 et dont la partie avant du fuselage, miraculeusement sauvegardée, a été acquise par Marc Bétrancourt.

Nous poserons quelques instants au pied du Mercure pour la traditionnelle photo de groupe.

Cela relève de la gageure que de faire une description détaillée de ce musée, il y a tant et tant à voir !…

Les collections se répartissent entre trois immenses halls. Marc Bétrancourt est ce qu’on peut appeler un collectionneur compulsif.

Si incontestablement les avions constituent l’essentiel de ses acquisitions, le musée présente aussi nombre de voitures anciennes, de diverses époques. Jaguars, Rolls, mais aussi des véhicules plus anciens, telle cette vénérable Amilcar de 1922 !

S’agissant des avions, répartis dans les différents halls, toute une gamme de Mirage : IIIE ; IIIR ; F1 ; et Mirage IV, une des plus belles pièces et des plus difficiles à obtenir.

Egalement Ouragan ; SMB2 ; Vautour ; Jaguar A et E ; deux Fouga Magister dont un aux couleurs de la Patrouille de France.

Pas moins de trois Broussards ; des hélicoptères H34 ; Djinn.

Et combien d’appareils étrangers ? F84 ; F100 ; F104 ; MiG 21 ; Fiat G91 ; Vampire…

Si par manque de place tous ces appareils se trouvent hélas quelque peu entassés, en revanche nous pouvons les contourner, passer dessous, les toucher !

Il est possible de grimper aussi sur quelques escabeaux pour admirer les cockpits.

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Deux appareils plus gros ont réussi à trouver place, un Noratlas et un Dakota.

 

N’oublions pas aussi quelques planeurs, dont, pièce unique, un des planeurs orange ayant servi pour le tournage du film La Grande vadrouille !

 

 

Notre Ami Michel Polacco posera fièrement devant l’un des appareils exposés, un ULM Sirocco sur lequel il a volé.

 

Il nous est possible de marquer quelques pauses sur les nombreux fauteuils d’avions de lignes récupérés par Marc Bétrancourt.

Des discussions passionnées s’engagent entre membres sur les mérites de telle ou telle machine.

Mais que dire de l’ultime hall !… Pas d’aéronefs cette fois, mais pas moins de 4 000 maquettes exposées dans des vitrines. Quelques bateaux, chars et engins militaires, mais principalement des avions.

Nous ne savons plus où donner de la tête. Toutes les époques de l’histoire de l’aéronautique sont représentées, et aussi tous les pays.

Et puis d’autres collections plus insolites, car le musée, qui a reçu en 2018 le prix Proscitec de la Société Industrielle du Nord de France, renferme également de nombreux objets fabriqués par l’industrie Albertine du début du XXe siècle : machines à coudre ; machines à laver ; téléphones ; bicyclettes ; motos ; jouets ; machines-outils…

Un invraisemblable mais fort sympathique bric-à-brac.

Visite loin d’être terminée !

Au sortir de ce dernier hall, nous parcourons l’intérieur d’un fuselage de Noratlas, jusqu’au poste de pilotage.

Huit autres avions occupent un vaste espace gazonné, entre les bâtiments. Deux Flamant tout d’abord, en parfait état ; rien de moins que trois Noratlas ; un Mirage IIIE ; le tiers avant d’un fuselage de Boeing 727 ; un superbe T33 et enfin une Caravelle aux couleurs d’Air France, baptisée Touraine. Il s’agit de la 61e machine produite, F-BHRY, premier vol en 1960 chez Air France, dernier en 1981 et qui ne quitta jamais notre compagnie nationale, arrivée au musée démontée sur des semi-remorques en 2003.  

Concernant toute cette immense collection, notre hôte a acheté nombre d’appareils et en a reçu également d’autres en dons.

 

 

Nous croyions cet appareil vide et juste exposé, lourde erreur !

Nous grimpons à l’intérieur et demeurons stupéfaits de son aménagement. On la croirait prête à accueillir ses passagers et à prendre l’air. Tous les sièges de la classe touriste sont dotés d’un tissu d’une étonnante couleur rose, avec appui-tête bleu marine.

Marc Bétrancourt ne tarit pas d’explications au sujet de sa Caravelle, qu’il loue d’ailleurs pour le tournage de films.

Tels des passagers, nous resterons un bon moment assis dans les fauteuils, tandis que l’un de nos membres, Daniel Gaulard ancien officier mécanicien navigant de la machine, nous en détaille toutes les subtilités, notamment la gestion du parachute frein logé dans la queue de l’avion. Nous échapperons ainsi à l’une des nombreuses et virulentes giboulées qui auront émaillé la journée.

Nous avons aussi le temps de passer au poste de pilotage.

 

 

Ultime machine à visiter, un vaste simulateur de vol de DC-10 d’origine UTA.

La visite du musée devait s’achever à 16h30, elle se prolongera en fait jusqu’à presque 18h ! Hélas nous étions tous tenus par des contraintes de voyage retour vers l’Ile-de-France, sans quoi cette visite aurait encore pu se prolonger, notre hôte Marc Bétrancourt se montrant intarissable, de même que notre Ami Michel Polacco et notre ancien président Alain Rolland !

Nous prenons congé, tout en ne manquant pas de remercier chaleureusement Marc Bétrancourt pour son accueil, sa disponibilité, son enthousiasme, et pour l’énorme travail qu’il a accompli depuis des décennies tant pour son usine que pour le musée.

Exceptionnelle journée !

Tous les participants auront été unanimes sur ce point comme le montre quelques uns des messages de nos membres reçus par Jean-François Louis, organisateur de cette visite.

Merci à l’AAMA d’avoir organisé cette visite très intéressante de l’usine Bétrancourt et des hangars du musée où l’on peut y voir de nombreuses et merveilleuses choses !!

Yves Helmstetter

 

Tout à fait d’accord, un grand merci à tous et aux personnes sympathiques qui nous ont reçus.

Amicalement.

Didier Haffner

 

Oui, un grand merci pour la visite de l’usine Bétrancourt et de ce musée improbable et fascinant.

Cordialement.

Michel Brunet

 

Je confirme, une journée exceptionnelle d’évasion dans l’aéronautique actuelle et du passé….

MERCI à l’AAMA pour l’organisation de cette visite et BRAVO aux explications et commentaires de la famille Bétrancourt, tant dans leur usine que de leurS magnifiqueS muséeS …

SANS OUBLIER la convivialité des participante(e)s….

Bien cordialement.

Françoise Gency

 

Encore merci pour cette formidable double visite à Albert !

Nous avons passé une journée formidable, qui aurait même pu se poursuivre encore, tant Marc Bétrancourt était lancé, sans oublier les intarissables Michel Polacco et Alain Rolland.

Merci pour cette excellente organisation et notre déjeuner en commun qui a été très convivial.

A bientôt, amitiés.

Eric Le Faucheur

Je me joins à ces remerciements. C’était aussi passionnant que sympathique fut l’accueil par Marc. 

Amitiés.

Michel Polacco. Spécialiste / Consultant Aéronautique, Espace, Défense.

 

Merci de nous avoir donné ces moments de plaisir…

Cordialement.

Daniel Gaulard

 

Merci d’avoir organisé ces deux visites.

Les ateliers de l’usine, une découverte !

Le musée, une visite insolite…

Amicalement.

Jean-Claude Courbet

 

Encore une visite inoubliable.

Merci pour l’organisation et l’accueil de messieurs Bétrancourt père et fils.

Bonne continuation.

Michel Dandrimont 

 

Une journée que nous ne sommes effectivement pas près d’oublier.

Un grand merci aux organisateurs et aux accueillants

Francis Couque

 

Merci pour le covoiturage et l’organisation parfaite de cette journée mémorable.

Amicalement.

Yves Saint-Yves

Eric Le Faucheur, Jean-François Louis (AAMA)

Remerciements pour les photos à Eric Le Faucheur et Jean-François Louis (AAMA)

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