Réunion du Bureau de l’AAMA mai 2019

 

Le Bureau de l’AAMA s’est réuni en ce début mai avec une certaine sérénité. Après l’anniversaire des 50 ans du premier vol Concorde, après notre assemblée générale, après notre Conseil d’administration la charge de travail semble s’être allégée.

 

 

Le président Alain Rolland et le vice-président Jean-François Louis font part de la réunion qu’ils ont eu avec le marketing sur nos prochaines opérations.

Tout d’abord la Nuit des musées, le 18 mai, avec beaucoup d’animations qui seront toutes gratuites. Nos volontaires-guides feront découvrir l’histoire du Concorde et du Boeing 747, tandis que nos bénévoles seront une aide précieuse à l’accueil du Musée pour orienter et accompagner les visiteurs. Nous avons de l’expérience pour cette manifestation comme en 2018. 

La seconde, et bien plus lourde, le salon du Bourget. Nos Amis ont transmis notre méthode de préparation et de fonctionnement que nous avions réalisé, avec succès, au salon 2017. L’appel aux animateurs AAMA (volontaires-guides et bénévoles) est déjà en cours, afin de lancer au plus tôt les accréditations nécessaires. Cette année, avec le montage de la scénographie dans la Grande Galerie, il n’y aura pas d’entrée côté Musée de l’Air. Ça complique largement l’organisation pour le Musée et l’AAMA. Nous trouverons bien des solutions.

Le site internet pour la Journée européenne des hélicoptères est ouvert. Nos guides seront mobilisés pour cette date du 30 juin.

En fin de réunion le Bureau a débattu sur le recrutement et la fidélisation de nouveaux adhérents. Vaste question que beaucoup d’associations se posent.

Une des réponses ; nous avons déjà, depuis quelques mois, lancé des visites privatives réservées à nos membres. Notre vice-président Jean-François Louis a ainsi organisé la visite des réserves du Musée de l’Air à Dugny, l’exposition Trois pilotes, une guerre, le Conservatoire du Patrimoine Aéroport de Paris et dernièrement l’aéroport d’Orly. D’autres sont à l’étude.

 

Laissons notre vice-président Jean-François Louis nous décrire cette visite.

Précisons que pour des raisons de sécurité évidente, il était interdit à tous nos membres de prendre des photos dans les zones sécurisées. Ils ont respecté ces obligations et nous ne pouvons pas vous proposer de photos des lieux, hormis la photo de groupe, hors zone, et celle de l’ancienne tour.

Nous étions 27 membres présents à la Maison de l’environnement d’Orly pour participer à cette visite du second aéroport français. Tout le monde étant à l’heure voire largement en avance (bravo !), après distribution des gilets de sécurité orange ADP et briefing par notre guide Corinne sur l’histoire de l’aéroport et les travaux actuels, nous embarquons dans le bus et partons pour l’accès en zone réservée.

Après cinq bonnes minutes d‘attente (il y a du monde) commence la « cérémonie » du contrôle d’accès. Je n’en détaillerai pas les formalités, mais c’est du lourd, comparable à un embarquement sur un vol international. Comme nous sommes nombreux, le contrôle prend bien 10 à 15 minutes, et c’est seulement vers 14h45 que nous regagnons notre bus et partons immédiatement pour un périple à travers les pistes. Nous côtoyons divers avions en attente de décollage, puis les cuves de stockage de carburant, utilisables uniquement en secours et qui correspondent à deux semaines de consommation locale. Notre guide nous indique à cette occasion que l’aéroport est relié directement par un pipeline au Havre qui assure son approvisionnement quotidien en carburant, et en profite pour nous donner quelques chiffres et informations sur l’aéroport (voir à la fin), l’utilisation des 3 pistes, et la nécessité du permis pistes pour y circuler.

Nous arrivons ensuite à la nouvelle caserne des pompiers dont la visite a constitué le véritable temps fort de l’après-midi. Nous descendons du bus et sommes accueillis par deux pompiers, le responsable de service et un de ses adjoints, qui ressemble comme un frère à Thomas Pesquet ! Commence alors un exposé fort intéressant sur les missions (sauver les passagers, ça parait évident, mais c’est utile de le rappeler !), les contraintes et exigences de ce métier. Sont évoqués les aspects réglementaires (3 minutes maxi pour arriver, à compter de l’alerte, sur le lieu du sinistre), l’entrainement quotidien des hommes mais aussi des machines, les interventions préventives (pré positionnement en cas d’incident avéré sur un aéronef, type problème d’hydraulique de verrouillage de train) sur un avion en phase d’atterrissage dont le pilote a informé le contrôle qui répercute aux pompiers. Il continu sur les  caractéristiques techniques des camions utilisés, qui laissent rêveur tout passionné de mécanique (1500 CV, 50 tonnes, 8 roues motrices, 19 000 litres d’eau embarqués, pré chauffage permanent de la mécanique. Voir site du constructeur à la fin). Après avoir contourné les 5 monstres qui, il faut le noter, semblent sortir d’usine tant ils sont briqués, on nous présente la toute dernière machine reçue qui a vocation, entre autres, à permettre une évacuation plus rapide des aéronefs accidentés en complément des toboggans.

Il est pratiquement 15h45 lorsque nous quittons nos amis pompiers, non sans avoir assisté à la mise en route et au départ, style formule 1, de l’un des camions, et regagnons le bus. Nous repassons à côté de la Caravelle qui sert à des exercices anti-feu. Nous cheminons ensuite le long du nouveau bâtiment de jonction (80 000 m2 quand même !), des deux terminaux auparavant appelés Orly Ouest et Orly sud (on parle maintenant d’Orly 1, 2, 3, et 4), à proximité immédiate des avions dont certains sont en cours de ravitaillement en carburant, de chargement des bagages, ou en attente de « push », et de deux « triple sept » aux couleurs du Japon mais sans mention de compagnie. Notre guide nous informe que la piste 3 va être totalement refaite et fermée pour 6 mois et que la piste 4 va devoir absorber tout le trafic, ce qui n’est pas sans conséquence sur la gêne subie par les riverains…

Alors que nous nous approchons du pavillon d’honneur, réservé aux sommités, notre conducteur s’apprête à tourner pour nous conduire à l’ancienne tour de contrôle. Mais un gendarme lui en interdit l’accès… Explication, le premier ministre japonais, en visite en France, occupe avec de nombreux officiels ledit pavillon d’honneur que nous devons longer pour nous rendre à la tour de contrôle.

Nous ne la verrons donc pas cette ancienne tour de contrôle, snif ! Par contre, pour sa manœuvre de demi-tour, notre conducteur est obligé de s’approcher de la grille d’accès du pavillon, et nous pouvons apercevoir l’espace d’un instant le tapis rouge, et la haie d’honneur… ainsi que les photographes japonais en embuscade, que nous frôlons en manœuvrant.

Retour ensuite vers la sortie, nous passons à côté d’un blockhaus construit par l’occupant durant la dernière guerre et conservé, autant à titre de témoignage que parce que les vitrages de l’aérogare toute proche ne supporteraient pas son dynamitage !

Il est 16h10 environ lorsque nous regagnons la Maison de l’environnement, après avoir quitté la zone réservée plus rapidement que nous y sommes entrés, nous descendons du bus et la restitution des gilets ADP, que nous devons soigneusement plier, sonne la fin de la visite.

A la prochaine !

Quelques caractéristiques de l’aéroport de Paris Orly.

Surface de l’aéroport, 1500 hectares.

Trois pistes, dont la 2, longue de 2400m est dite «  de secours ». Longueur des pistes 3 et 4, respectivement 3320m et 3650m. La piste 1 de 1850m, seulement, est utilisée comme taxiway.

32 millions de passagers accueillis en 2017, 87% des liaisons se font « au contact » via les 49 postes disponibles.

250 000 mouvements autorisés par an, 230 000 effectifs (en 2017) soit en moyenne 650 par jour, avec des pointes à 750. Environ un mouvement toutes les minute et demi si j’ai bien calculé, car… l’aéroport est fermé de 23h30 à 6h00 chaque nuit depuis 1968, pour ménager le sommeil des riverains.

25 compagnies utilisent régulièrement Orly, 30 000 emplois générés localement.

Historique (très !) résumé.

Le plateau de Longboyau (altitude 90m), où est situé l’aéroport d’Orly, est utilisé dès 1910 par des aviateurs car Port Aviation situé à Viry-Châtillon est inondé. Début 1918, le ministère de la Guerre réquisitionne le plateau et y construit un hangar sommaire. De ce moment, jusqu’à l’Après-guerre 39-45, Orly a été quasi exclusivement dédié à  un usage militaire. Une première aérogare à usage civil, aujourd’hui détruite, y est construite en 1948. La construction de l’aérogare Sud, de 1957 à 1960, marque le début de l’essor d’Orly. L’aérogare Ouest est quant à elle inaugurée en 1971 et vient la compléter car Orly est devenu trop petit ! Entre temps, en 1966, une nouvelle tour de contrôle a été érigée. Les travaux effectués tout récemment ont constitué en la construction d’un bâtiment joignant les deux sites, à agrandir et repenser l’organisation des aérogares. Orly Ouest devient Orly 1 et 2 ; Orly 3 correspond au nouveau bâtiment et Orly Sud devient Orly 4.

Site du constructeur des camions de pompier. Pour les passionnés, ceux que nous avons vus sont les « Panther ».

L’ancienne tour de contrôle

 

Frédéric Buczko (AAMA)

Remerciement à Jean-Luc Barbier-Martins et Jean-François Louis pour leur contribution.

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